Construire une piscine est une décision qui fait rêver de nombreux particuliers. Confort, valorisation du bien, moments en famille… les avantages sont nombreux. Mais dès que le projet entre dans sa phase concrète, une question revient souvent : quel est le coût des impôts pour une piscine ? Qu’il s’agisse d’une piscine coque, d’un bassin traditionnel ou de piscines hors sol, la fiscalité peut varier selon plusieurs critères.

Faut-il déclarer la piscine ? À quel moment ? Quel sera le montant des impôts piscine à prévoir ? Voici un guide complet pour vous aider à anticiper le coût des impôts piscine, éviter les erreurs et déclarer votre bassin en toute sérénité.

Une piscine doit-elle être déclarée à l’administration fiscale ?

Une question de type de piscine et de fixation au sol

Le critère majeur pour déterminer si une piscine doit être déclarée repose sur sa fixation au sol et son caractère permanent. Une piscine installée durablement, creusée ou posée sur une dalle, est considérée comme une dépendance bâtie et entre donc dans le calcul des impôts locaux.

C’est le cas de toutes les piscines enterrées et la majorité des piscines coques, même si celles-ci sont livrées en monobloc. En revanche, les piscines hors sol démontables, posées directement sur le sol sans ancrage, sont souvent exonérées, à condition qu’elles puissent être retirées sans dommage.

Déclaration préalable ou permis de construire : quelles démarches ?

En France, la majorité des piscines doivent faire l’objet d’une déclaration préalable de travaux. Si la piscine dépasse 10 m² et n’est pas démontable, la déclaration devient obligatoire. Dans certains cas, notamment pour les grands bassins ou lorsque des travaux de maçonnerie sont prévus, un permis de construire est exigé.

Une fois la piscine installée, vous devez impérativement informer l’administration fiscale dans un délai de 90 jours après l’achèvement des travaux. Ce délai conditionne l’accès à une éventuelle exonération temporaire de la taxe foncière.

Les taxes à prévoir après l’installation de la piscine

La taxe d’aménagement : une contribution immédiate

L’une des premières taxes que vous devrez régler est la taxe d’aménagement. Elle est due une seule fois, l’année suivant la déclaration de votre piscine. Elle s’applique à toutes les piscines d’une surface supérieure à 10 m², qu’elles soient couvertes ou non.

Le calcul de la taxe repose sur une formule simple :

Surface taxable (en m²) × valeur forfaitaire (233 €/m² en 2025) × (taux communal + taux départemental)

Chaque commune et département fixe ses propres taux. Ainsi, le montant de la taxe peut varier fortement d’une région à l’autre. En Île-de-France, par exemple, la valeur forfaitaire est légèrement plus élevée (262 €/m² en 2025).

Un exemple concret :

  • Pour une piscine de 30 m² située dans une commune où le taux communal est de 3 % et le taux départemental de 1,5 % :
  • 30 × 233 = 6 990 €
  • 6 990 × 4,5 % = 314,55 €
  • Vous paierez donc environ 315 € de taxe d’aménagement, répartis en deux échéances.

La taxe foncière : un impôt local récurrent

Une piscine ajoute de la valeur à votre propriété, ce qui a une incidence directe sur votre taxe foncière. En effet, elle augmente la valeur locative cadastrale de votre bien, base de calcul utilisée par le centre des impôts fonciers pour évaluer vos impôts locaux.

Plus votre maison prend de valeur, plus vous paierez. Le montant des impôts piscine variera donc selon :

  • La taille du bassin,
  • Le type de piscine (enterrée, coque, hors sol),
  • Le lieu d’habitation (certaines communes appliquent des taux plus élevés que d’autres).

Bonne nouvelle toutefois : certaines communes offrent une exonération temporaire de deux ans, si la piscine est déclarée dans les 90 jours suivant la fin des travaux.

La taxe d’habitation : des cas particuliers à connaître

La taxe d’habitation a été supprimée pour les résidences principales, mais reste applicable aux résidences secondaires. Dans ce cas, comme pour la taxe foncière, la présence d’une piscine augmente la valeur locative cadastrale, et donc le montant de la taxe à payer.

Attention si vous possédez une maison de vacances avec piscine : la facture fiscale pourrait grimper.

Peut-on réduire ou éviter ces taxes ?

Adapter son projet pour optimiser la fiscalité

Pour limiter le coût des impôts de piscine, il est possible d’agir dès la phase de conception. Voici quelques pistes :

  • Choisir un modèle de piscine coque de moins de 10 m² (ou mini-piscines) : dans ce cas, pas de déclaration, pas de taxe d’aménagement, ni de hausse de la taxe foncière.
  • Prévoir un bassin non couvert, car certains abris de piscine peuvent être considérés comme des constructions imposables.

Être bien conseillé pour éviter les erreurs

Chez Aboral Piscines, nous savons que l’aspect fiscal est un critère décisif dans la concrétisation d’un projet piscine. C’est pourquoi nous accompagnons nos clients à chaque étape : choix du bassin, estimation du montant des impôts de piscine, aide à la déclaration préalable, conseils sur les délais à respecter vis-à-vis de l’administration fiscale, etc.

 

La construction d’une piscine ne se résume pas au chantier et à la baignade. Elle a des incidences sur votre fiscalité locale, qu’il est essentiel d’anticiper. Déclarer dans les temps, choisir le bon modèle, s’informer sur les taux locaux : autant de bonnes pratiques que les futurs propriétaires de piscines doivent connaître pour éviter les mauvaises surprises.

En particulier, l’impôt sur les piscines enterrées peut représenter un coût significatif à intégrer dès la phase de projet, notamment en matière de taxe foncière et de taxe d’aménagement.

Si vous avez encore des questions, n’hésitez pas à faire appel à l’expertise d’Aboral pour vous guider.

FAQ – Ce qu’il faut retenir

→ Une piscine de moins de 10 m² est-elle taxable ?
Non, si elle est non couverte et non maçonnée, elle échappe à la taxe d’aménagement et à l’impôt local.

→ Quand faut-il déclarer sa piscine aux impôts ?
Dans les 90 jours suivant l’achèvement des travaux pour bénéficier d’une éventuelle exonération de taxe foncière.

→ Quel est le montant des impôts piscine à prévoir ?
Cela dépend de la surface taxable, du type de piscine, de votre lieu de résidence et des taux votés par les collectivités.

→ Que se passe-t-il si je ne déclare pas ma piscine ?
L’absence de déclaration peut entraîner un redressement fiscal. En cas de contrôle, l’administration fiscale peut recalculer votre impôt local sur plusieurs années, avec pénalités à la clé.

→ Peut-on obtenir une aide ou une réduction d’impôts pour une piscine ?

Il n’existe pas d’aide ou de réduction fiscale spécifique pour l’installation d’une piscine. Toutefois, l’exonération temporaire de taxe foncière (2 ans) peut être considérée comme un avantage fiscal indirect, sous conditions.

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